Principaux constats, enjeux, freins & modèles de développement

  • Consommations mondiales de cuivre et aluminium en croissance et atteignent respectivement 22,7 MT et 50 MT en 2014; avec une part croissante de la consommation assurée par le recyclage de déchets/débris métallique (~40% de la consommation européenne et américaine de cuivre et 30% de la consommation mondiale pour l’aluminium)
  • Importations Maroc : près de 4 Mrds Dhs de demi-produits à base de cuivre (~60 kT/an) et 4 Mrds Dhs de demiproduits à base d’aluminium (~85 kT/an), un besoin croissant respectivement 7 et 10% par an
  • 2 acteurs nationaux positionnés sur la 1ère métallurgie du cuivre ; capacité maximale de production de 8 000 T
  • Le circuit de collecte des déchets/débris de cuivre/aluminium est assuré à 25% par des acteurs non formels qui commercialisent auprès d’intermédiaires/exportateurs
  • Export de la quasi-totalité des déchets/débris de cuivre/aluminium (près de 30 kT/an pour chacun des métaux)
  • Développement des filières avales corrélé à la disponibilité d’une matière première compétitive de l’aluminium à développer notamment dans la production de pièces à destination des marchés auto/aéro/IEER/ BTP
  • Coût des demi-produits en cuivre et alu représentant part importante du CA des industries de transformation des métaux (jusqu’à 70%)
  • Valeur d’usage dégradée en raison des pratiques de brulage utilisées par les collecteurs informels
  • Visibilité sur la disponibilité locale de la matière première
  • Investissements importants requis pour l’outil de production et dans la constitution d’un stock matière première (CAPEX et BFR)

Le développement de la 1ère métallurgie du Cuivre et de l’Aluminium permettra de contribuer à la substitution aux importations des demi-produits, de remonter la chaîne de valeur industrielle et d’augmenter la valeur ajoutée de nos industries avales. Elle permettra à terme une amélioration de leur compétitivité grâce à une optimisation de leurs coûts d’approvisionnement et de développer de nouveaux métiers en aval. Il s’agira d’accompagner les 2 premières unités dans la limite des 30 000 tonnes de capacités, d’une part par l’appui à l’investissement et d’autre part par l’appui au financement du besoin en fonds de roulement. Ces mêmes investisseurs s’engageront à accompagner les acteurs de la collecte et du tri dans leur transition vers le formel.

Engagements réciproques

Engagement reciproques

Mesures d’accompagnement

  • Accompagner 2 projets de la 1ère métallurgie du cuivre (dans la limite d’une capacité de traitement totale de 30 kT) à hauteur de 30% de l’investissement avec un plafond par projet de 40 millions de dirhams.
  • Accompagner 2 projets de la 1ère métallurgie de l’aluminium (dans la limite d’une capacité de traitement totale de 30 kT) dont 1 projet avec une capacité maximale de 6 kT dédiée au secteur automobile, à hauteur de 30% de l’investissement avec un plafond par projet de 20 millions de dirhams.
  • L’éligibilité à l’appui au financement est conditionnée par le respect de l’industriel d’un cahier de charge basé sur les engagements suivants : Appui à o Réserver 80% au minimum de la production vers le marché local ; Ecosystème « Ecosystème « Valorisation des métaux Valorisation des métaux » Mesures d’accompagnement Valorisation des métaux
    • Réserver 80% au minimum de la production vers le marché local ;
    • Participer à la structuration des collecteurs ;
    • Former les collecteurs aux pratiques de tri ;
    • Assurer la mise en place par les collecteurs des registres de traçabilité ;
    • Mettre en place des registres de traçabilité pour tous leurs achats de déchets de métaux ;
    • Travailler, dans un délai ne dépassant pas 5 années à compter du démarrage de l’activité uniquement avec les collecteurs formels ;
    • Communiquer au MICIEN, périodiquement les prévisions d’achat de déchets/débris métalliques, pour des raisons de pilotage d’octroi des licences d’exportation afin de permettre une meilleure sécurité de l’approvisionnement.
  • Mettre en place une restriction des licences d’exportation et des contingents à l’export des déchets et des lingots de cuivre et d’aluminium en fonction des capacités de traitement mises en place (engagement de l’Etat auprès des investisseurs en parallèle de la mise en place des unités)
  • Interdire la commercialisation et l’exportation de débris de cuivre issus de l’incinération de câbles à l’air libre, en raison de l’impact environnemental et de l’altération de la qualité du cuivre suivant ce procédé. L’interdiction complètera les mesures prévues par la loi 28-00, interdisant l’incinération de déchets non végétaux à l’air libre
  • Mettre en place un dispositif réglementaire de traçabilité de l’origine et des transactions de débris et déchets métalliques (du collecteur à l’industriel).
  • Mettre à disposition 24 hectares de foncier locatif pour l’implantation d’acteurs dans les métiers en amont de la filière (foncier industriel viabilisé sur l’axe Kenitra –Casablanca pour être à proximité du gisement de matière première).
  • Former 3 000 profils pour alimenter les industries en amont et les besoins additionnels des industries aval.